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Egypte

 


  1. Présentation générale

Nom officiel : République arabe d’Egypte

Nature de régime : Régime semi-présidentiel (constitution du 18 janvier 2014)

Superficie : 1 002 000 km²
Capitale : Le Caire                                  
Villes principales : Alexandrie, Port-Saïd, Assiout, Louxor, Assouan

Langue officielle : arabe

Population : 92 400 000

Taux d’alphabétisation : 76% Ambassadeur français au Egypte : M. Stéphane Romatet 
Site internet de l’ambassade de France au Egypte : https://eg.ambafrance.org/ 
Tél : +202 35 67 32 00 
Ambassadeur du Egypte à Paris : M. Ehab Badawy 
Site internet de l’ambassade de l’Egypte en France : http://www.ambassade-egypte.fr/
Tél : +33 (0)1 53 67 88 30

Source : Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

  1. La situation économique à l’Egypte

Le PIB de l’Egypte, le deuxième d’Afrique, était de 332.4 milliards de dollars en 2016. Il résulte d’une économie diversifiée, structurée autour des secteurs manufacturiers (16%), extractifs (12%), agricoles, forestiers et de la pêche (11%), du commerce des gros et de détail (13%) et de l’immobilier (9.5%). Le secteur public occupe une place prépondérante dans l’économie, représentant 10% de l’activité et 34% des investissements (hors entreprises publiques). L’armée est également un acteur économique important, y compris dans le domaine civil. Par ailleurs, l’inclusion du secteur informel, qui représenterait 50% de l’emploi total, augmenterait le PIB d’au moins 40%.
L’Egypte bénéficie traditionnellement des revenus de quatre rentes : les transferts de la diaspora (18.3 milliards de dollars/ an en moyenne depuis 2011/12, le tourisme (7.1 milliards de dollar), les redevances d’utilisation du canal de Suez (5.2 milliards de dollars) et les ventes d’hydrocarbures (10.3 milliards de dollars) qui représentent 30% des exportations.                                                                      
Source : Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

  1. Relations bilatérales économiques

La France est un partenaire économique de premier plan de l’Egypte. Les échanges commerciaux ont atteint 2 milliards d’euros en 2015, dont 1.5 milliards d’euros d’exportation françaises et 0.5 milliards d’euros d’importations. Les flux d’IDE français ont atteint 250 millions de dollars en 2015/16, pour stock de 3.5 milliards d’euros en 2015.

La présence économique française en Egypte – composée de 160 filiales qui emploient plus de 30 000 personnes – s’est également récemment renforcée. Les entreprises françaises bénéficient de positions fortes sur les secteurs porteurs de l’économie égyptienne : industrie, agro-industrie, équipements électriques, pharmacie, distribution, exploitation d’hydrocarbures, tourisme et infrastructures.

Source : Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

  1. Secteurs porteurs pour les entreprises françaises

Le gouvernement égyptien a lancé plusieurs projets économiques d’envergure offrant des opportunités : l’élargissement du Canal de Suez, le développement de fermes agricoles hors de la bordure du Nil, les infrastructures de transports (de routes, de voies ferrées et de ports marchands), l’efficacité énergétique avec un plan solaire, les télécommunications avec pour objectif de faire de l’Egypte un « hub international » pour les centres d’appels. Ces projets s’inscrivent dans une politique de réformes visant à attirer les IDE.

Source : Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

  1. Le secteur du tourisme

En 2016, le secteur du tourisme a connu sa pire année depuis la révolution de 2011, tant par l’ampleur de la dégradation que par les résultats. En effet, la chute combinée du nombre de touristes de 9,3 à 5,4 M (-42%) et de la durée moyenne de séjour de 9 à 6 jours a entrainé un effondrement des recettes touristiques de 6,1 à 2,6 Mds $ (-129%). A titre de comparaison, le nombre de touristes et les recettes avaient baissé respectivement de 33% et 44% suite à la révolution de janvier 2011.

Cette situation a pesé lourdement sur la croissance et l’emploi. D’après le WTTC, la contribution totale (directe et indirecte) du secteur au PIB aurait été ramenée de 8,6% en 2015 à 7,2% en 2016. Quant à la contribution totale du secteur à l’emploi, elle serait passée de 8% en 2015 (2,1 M d’emplois) à 6,5% 2016 (1,8 M d’emplois). Pour rappel, le secteur pesait encore près de 17% du PIB et 15% de l’emploi total en 2010.

En 2016, les principaux marchés émetteurs ont donc été l’Allemagne (12% du total ; 654 000 visiteurs), l’Arabie Saoudite (9,4% ; 507 000 visiteurs) et l’Ukraine (7,9% ; 425 000 visiteurs), alors qu’il s’agissait de la Russie (25,6%), de l’Allemagne (10,9%) et du Royaume-Uni (9,3%) un an auparavant. Si elle est en augmentation, la part de la Chine (3,3% ; 179 500 visiteurs) reste toujours modeste. Au final, la part des touristes européens a diminué, passant de 73% à 48% du total, au profit de celle des touristes arabes, de 19% à 36% du total, et des touristes asiatiques, de 2,9% à 4% du total.

Ceci étant, le nombre de touristes est passé de 1,15 M au 1er trimestre 2016 à 1,74 M au 1er trimestre 2017 (+51% ; +587 000 visiteurs). Cette reprise s’explique avant tout par le dynamisme des marchés allemand (+35% en g.a), ukrainien, saoudien et chinois. On constate également un accroissement de la durée moyenne de séjour, qui passe de 6 à 8 jours en g.a, ainsi qu’une augmentation des dépenses moyennes par visiteur, de 80 à 112 $ par jour.

De plus, les informations communiquées par les tours opérateurs montrent une accélération des réservations pour la saison été 2017. Néanmoins, l’absence d’évolution de la fiche conseil aux voyageurs britannique et le maintien de l’embargo sur les vols vers Charm el-Cheikh ont poussé Thomas Cook à annuler toutes les réservations faites vers cette station balnéaire jusqu’à l’été 2018.

Fortement déprimé, le marché français pourrait également rebondir mais la volumétrie restera faible. Le nombre de touristes français a diminué de 26% en 2016, pour la 6ème année consécutive, soit une baisse de 83% par rapport à 2010 à 101 000 visiteurs. Cependant, le syndicat des entreprises du Tour-Operating (SETO), représentatif du voyage organisé français, a enregistré dans son baromètre une hausse de 48% des voyages vers l’Egypte sur la saison hiver (novembre 2016-mars 2017), et le quintuplement des réservations pour la saison été (mai-octobre 2017). On notera ainsi la décision de la société FTI d’affréter 4 charters hebdomadaires vers Hurghada à partir de mai 2017, marquant ainsi le retour des vols charters directs de France vers l’Egypte.

Pour l’ensemble de 2017, les prévisions des autorités égyptiennes sont optimistes et comprises entre 7 et 10 M de touristes, en fonction de la levée ou non des restrictions de vol au départ de Russie et du Royaume-Uni. Le ministre du Tourisme a même affirmé avoir pour objectif de s’approcher des chiffres de fréquentation de 2010 (14,7 M) à l’horizon 2018.

Parmi les facteurs favorables à la reprise, on notera notamment : les investissements engagés dans la sécurité aéroportuaire (plus de 50 M $), l’absence d’incident majeur contre les intérêts touristiques depuis novembre 2015, l’amélioration de la compétitivité-prix de l’Egypte consécutive à la forte dépréciation de la livre égyptienne et la mise en œuvre d’une campagne publicitaire d’envergure depuis 2015 (70 M $ sur 3 ans).

Source : DG Trésor

  1. Le doublement du canal du Suez

Le Canal avait certes déjà été agrandi en 1955 et en 1980, mais pas d’une telle ampleur : sur les 193 km de long, 115.5 km sont navigables en double-sens, contre 80 km avant les travaux. L’une des principales zones d’attente a été supprimée par la construction d’un nouveau couloir de 35 km, tandis que les voies existantes ont été draguées sur 37 km pout permettre le passage de plus gros navires.

L’extension doit permettre de réduire les délais d’attente, de 9.5 à 3 heures en direction du nord, et de 18 à 11 heures en direction du sud. La capacité et l’attractivité du canal ainsi renforcées permettraient, selon l’autorité du Canal de Suez, de passer d’un transit de 49 à 97 navires par jour d’ici 2023, les revenus progressant alors de 5.5 Mds USD en 2014 à 13.2 Mds USD en 2023. Le montant des travaux, réparti à part égale entre la construction du canal et celle de trois tunnels à Ismaïlia et de trois autres à Port-Saïd, s’élève à 8.5 Mds USD.

Source : DG Trésor

  1. Indicateurs
  2015 2016 2017
PIB (en Mds USD): 332.1 332.4  
PIB par habitant : 3 731 177 3 684 574  
Taux de croissance : 4.4% 4.3% 3.5%
Taux de chômage : 12.9% 12.7% 12.6%
Taux d’inflation : 11% 10.2% 22%
Dette publique (% du BIP) : 88.5% 97.1% 100.4%
Solde budgétaire (% du PIB) : -11.21% -11.85% -10.62%
Solde courant (% du PIB): -3.67% -5.61% -5.33%

Principaux clients :            Chine (13%), Allemagne (8.7%), Etats-Unis (5.3%)                               
Principaux fournisseurs : Emirats Arabes Unis (12.6%), Arabie Saoudite (7.8%), Italie (6.5%)

Les exportations françaises en 2017 vers Egypte : 2.5 Mds €, 2.03 Mds € en 2016(-27.5% qu’en 2015)

Les exportations égyptiennes en 2017 vers France : 617.3 M €, 492.6 M € (+4% qu’en 2015)

Répartition des flux d’IDE par pays en 2016 :

Royaume-Uni  5.9 Mds $                                                                                                                                             
Etats-Unis 1.5 Mds $                                                                                                                                            
Emirats-Arabes Unis 1.3 Mds $                                                                                                                
Belgique 678 M $                                                                                                                                            
Arabe-Saoudite 313 M $                                                                                                                                          
France 249 M $                                                                                                                                                                 
Pays-Bas 246 M $                                                                                                                                                      
Allemagne 201 M $                                                                                                                                                     
Koweït 132.5 M $                                                                                                                                                         
Chine 119 M $

Source : Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

  1. Le climat des affaires

Le climat des affaires progresse (122ème au classement « Doing Business ») et il y a une facilité sur « Starting a Business » (39 en 2017 à 70 en 2016 au classement de « Doing Business »).

  1. Les visites de personnalités françaises en Egypte :
  2. Matthias Fekl, Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger, 29 septembre 2016.

M . Jean-Yves Le Drian, Ministre des affaires étrangères, 29 avril 2018.

Source : Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

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